été obligé de cesser tout à fait son travail; la faiblesse musculaire est si grande, quil ne peut marcher plus de dix minutes sans éprouver une grande fatigue; il ressent un anéantissement complet de toutes ses forces; à aucune époque, il na ressenti dans les membres, ni douleurs, ni fourmillements, ni crampes; il a parfaitement conscience du sol sur lequel il marche.
Le 20 février,
Les nuits sont bonnes; le malade trouve même quil
dort trop; dans la journée, il est souvent pris
denvies irrésistibles de dormir; il est un peu
somnolent; malgré cela, sa mémoire est bien
conservée, et
A peu près vers lépoque où eut lieu
le premier vomissement,
Le malade, voyant ses forces diminuer ainsi de jour en jour, ne pouvant plus travailler pour subvenir à ses besoins, se décide à venir à lhôpital où il est admis le 8 avril.
A son entrée, on trouve ce jeune homme ayant toutes les apparences dune constitution un peu délabrée. Son teint est fortement coloré; cette coloration est dun brun verdâtre très-prononcé, se rapprochant de cette coloration que lon désigne sous le nom de bistre. Elle est presque généralisée sur tout le corps, mais elle ne se présente pas avec une teinte uniforme. En effet, très-vive à la figure, elle lest moins sur quelques parties, telles que la face antérieure du tronc, la partie postérieure des cuisses et des jambes, la face dorsal du pied; dans dautres parties, au contraire, telles que la face interne et antérieure du membre supérieur, la région dorsale et lombaire, la face interne des cuisses et des jambes, la coloration