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nale antérieure. La grossesse semble favoriser normalement la sécrétion pigmentaire, et la nigritie n’est alors que l’exagération de cette tendance, en quelque sorte physiologique. M. le professeur Rayer cite, d’après Lecat, le fait remarquable d’une femme qui, au septième mois de trois grossesses successives, vit son visage se colorer du plus beau noir, et cette tête, dit-il, portée sur un corps très-blanc, ressemblait à une tête de marbre noir placée sur un corps d’albâtre.

La nigritie, dit M. Bazin, n’est jamais qu’une simple difformité, et comme telle, n’a aucune retentissement fâcheux sur l’économie. Cette phrase nous dispense de plus longs commentaires et nous montre que si, à l’aspect du malade, on a pu croire un seul instant à la maladie d’Addison, l’interrogatoire aura bien vite levé tous les doutes; toutefois, nous ne devons pas oublier que nous avons rapporté une observation dans laquelle une femme enceint a été atteinte de maladie bronzée; on comprend que dans un cas pareil il faut une grande attention pour ne pas confondre la nigritie des femmes enceintes avec la maladie d’Addison. Nous avons donné plus haut le moyen de ne pas faire cette confusion.

Je citerai seulement, car la confusion ne me paraît pas possible, le mélasma, regardé par M. Rayer comme synonyme de pityriasis nigra tandis que M. Bazin sépare complétement ces deux lésions; pour lui, le pityriasis nigra est, la plupart du temps, une affection parasitaire. Quoi qu’il en soit, le mélasma est caractérisé par une coloration noirâtre, accidentelle et passagère de la peau, et surtout de l’épiderme, occupant une ou plusieurs parties du corps, et presque toujours suivie d’une desquamation furfuracée.

Quant au vitiligo, au pityrisias versicolor, au pityriasis nigra et à la chromhydrose, je crois inutile d’y insister.

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